Évènements

ÉVÈNEMENTS

 Un colloque en aparté du Congrès de l’ACELF 2026

Colloque des CARFfI : Oser le dialogue en éducation

21 et 22 octobre 2026
Université Sainte-Anne et Centre des congrès
Halifax, Nouvelle-Écosse

Responsables :  Andrea Burke-Saulnier (Université Sainte-Anne), Phyllis Dalley  (Université d’Ottawa), Josée Lebel (Université Nipissing), Elie Ndala (Université de Moncton), Robert-Falcon Ouellette (Université d’Ottawa)  

Les Chantiers d’actions et de recherches pour des F/francophonies inclusives — les CARFfI — ont le plaisir de vous inviter au colloque scientifique Oser le dialogue en éducation, qui se tiendra les 21 et 22 octobre 2026 en aparté au Congrès 2026 de l’ACELF, à Halifax. 

Cette rencontre prendra la forme de dialogues exploratoires réunissant des personnes engagées dans la recherche, la gestion scolaire ou universitaire, l’enseignement et l’action communautaire en éducation de langue française là où le français est minoré. 

Dans les provinces à dominance anglophone — ou anglodominées —, l’école de langue française porte un mandat historique particulier. Elle ne fait pas que transmettre des savoirs en français : elle participe aussi à la résilience, à la transformation et à l’avenir des communautés francophones et acadiennes plurielles.  

Marquées par la mobilité des populations, l’hégémonie grandissante de la langue anglaise, le néolibéralisme et plus encore, ces communautés, et leurs écoles, sont appelées à (re)négocier leurs frontières identitaires. Dans un tel contexte, quel devrait être le mandat des écoles de langue française? Comment soutenir la construction de F/francophonies inclusives sans imposer une seule manière d’être francophone? Quel peut être l’apport des didactiques, des fondements de l’éducation et des politiques éducatives à cette négociation ? Quel est le rôle des gouvernements, des conseils scolaires, des universités et des personnels scolaires ou universitaires? Comment inclure les membres des communautés autochtones, noires, francophones historiques et d’installation plus récente dans le dialogue ? Quelles possibilités émergent lorsque personnes chercheuses, responsables institutionnels, personnels scolaires et membres des communautés entrent en dialogue pour penser et agir autrement en éducation de langue française?  

Entrons en dialogue lors du colloque Oser le dialogue en éducation.  

Le mercredi 21 octobre 2026 Campus de Halifax de l’Université Sainte-Anne – Suite 100, 5657 Spring Garden Rd

  • 9 h    Découvrir Africville · visite du musée et récits d’aînées et d’aînés
  • 13 h  Ouverture officielle du colloque · accueil, inscription et mot de bienvenue
  • 14 h 15  Visite de l’école et dialogue avec le personnel scolaire (départ de l’université)

Le jeudi 22 octobre 2026 Centre des congrès, salle 611 – 1650, rue Argyle

  • Une journée scientifique se tiendra à l’intérieur du Congrès 2026 de l’ACELF, au Centre des congrès d’Halifax. Elle réunira une dizaine de spécialistes de divers champs de l’éducation en contexte anglodominé, parfois accompagnés d’une personne partenaire de leur terrain de recherche. Cliquez ici pour voir l’horaire provisoire.
Format du colloque scientifique 

Le colloque s’appuie sur la conceptualisation du dialogue exploratoire (exploratory talk) développée par Mercer (2000) dans le contexte de la salle de classe, conçu comme un mode d’échange permettant de rendre le raisonnement collectif visible. Adapté au contexte d’un colloque scientifique, ce dispositif réunit des dyades formées d’une personne chercheuse et d’une personne partenaire. Chaque dyade amorce un dialogue exploratoire autour d’un enjeu auquel est confrontée l’école de langue française en contexte anglodominé.  

Pour favoriser un dialogue exploratoire, le rapport habituel entre le temps de communication et de temps de discussion est inversé: chaque dyade dispose de 7 minutes pour partager sa réflexion avec le groupe, puis 12 minutes sont consacrées à l’exploration collective d’un enjeu émergent. Ce temps d’échange vise à favoriser une confrontation bienveillante des idées et à faire émerger de nouvelles pistes de réflexion, de recherche et d’action. 

Nous invitons les personnes chercheuses, les responsables institutionnels, les personnels scolaires et les membres des communautés pour penser et agir autrement en éducation de langue française. 

Pour plus de renseignements : info@carffi.ca

Tous les dialogues auront lieu dans la salle 611 dans le Centre des congrès. Cliquez ici pour voir l’horaire provisoire.

Axe 1 — Pédagogies, actions et recherches pour la réconciliation avec l’Autochtonie  (horaire)

Van Armenian
Université d’Ottawa, École de musique; Centre de recherche et d’enseignement sur les droits de la personne (CREDP)

Oser ne pas reproduire le monde reçu : musique, Autochtonie et épanouissement humain à l’école francophone


L’école transmet des savoirs, mais elle forme aussi des manières d’habiter le monde. Elle apprend aux enfants ce qui paraît normal, quelles voix font autorité et quelles relations peuvent être imaginées.
En contexte anglodominé, l’école francophone connaît intimement la fragilité d’une langue, d’une mémoire et d’un pouvoir d’agir. Voilà son paradoxe : une institution qui lutte contre son propre effacement peut néanmoins reproduire des rapports hérités de la colonisation. Dès lors, intégrer des contenus autochtones ne suffit pas. Une question plus difficile apparaît : qu’est-ce que l’école est prête à laisser transformer en elle-même?
À partir de la dégénocidation, des droits de l’enfant et de recherches sur la musique et les paysages sonores autochtones, cette contribution déplace la réflexion vers ce que l’éducation transmet d’une génération à l’autre. La musique y est envisagée comme espace de relation et de répétition : écouter selon les protocoles et l’autorité de ceux à qui une musique appartient oblige à rencontrer les limites de son propre savoir, de son accès et de son pouvoir.
L’enjeu dépasse ainsi la réconciliation comme réparation. Il concerne le type de relations et, ultimement, les manières d’être humain que l’école contribue à rendre normales. « Oser en confiance » pourrait alors signifier donner aux enfants le pouvoir de reconnaître ce qu’ils héritent, de refuser de reproduire certaines relations et d’en imaginer de plus dignes.
Question d’amorce : Quelles relations voulons-nous que nos enfants héritent de nous — et lesquelles devons-nous avoir le courage de cesser de leur transmettre?

Isabelle Côté
Chargée d’enseignement, Université Simon Fraser

Réconciliation : composer avec certaines tensions et contradictions en milieu francophone minoritaire


En milieu minoritaire francophone, nous devons d’une part assurer la vitalité des espaces francophones et d’autre part, créer un espace pour la réconciliation entre communautés non-autochtones et autochtones au sein des instutitions scolaires (Chrona, 2022) et universitaires (Gaudry et Lorenz, 2018). Dans cette communication, nous proposons de discuter de trois types de tensions observées dans la recheche. La première tension qui existe est celle ressentie par des enseignant·es dans les programmes en français (M-12) qui perçoivent les perspectives autochtones comme un “extra” avec lequel iels doivent composer tout en ayant un curriculum déjà bien chargé (Côté, 2021). La seconde tension est issue des contradictions qui proviennent du manque de reconnaissance de la responsabilité des francophones dans les institutions qui participent à l’oppression et la domination des peuples autochtones (Melançon, 2019). La dernière tension que nous explorons est liée au fait que la langue de communication des gardiens du savoirs, des Aîné·es et des chercheurs autochtones des nations locales est l’anglais. En milieu francophone minoritaire dans lequel nous tendons à privilégier les présentations et les ressources en français, de quelles manières développer un apprentissage ancré dans les savoirs autochtones des territoires où nous habitons et travaillons lorsque tout se passe en anglais ?
Question d’amorce : quelles sont nos responsabilités dans la formation en enseignement et comme chercheur·euses universitaires en lien avec les trois tensions soulevées ? 

Danielle Root
Coordonnatrice de l’éducation mi’kmaq, Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) et Doctorante, Université Mount Saint Vincent

Vers une réconciliation authentique avec les Mi’kmaq — Positionner le contexte minoritaire francophone de l’Acadie à Mi’kma’ki.


Résumé
À l’exception du Québec, les conseils scolaires francophones évoluent en contexte
minoritaire au Canada, faisant de la protection de la langue et de l’identité francophones une préoccupation centrale. Toutefois, cette réalité peut occulter le positionnement des milieux francophones dans les relations coloniales (Vany, 2021). Les Premiers Peuples ne s’inscrivent pas dans la dualité anglophone-francophone : ils sont les peuples autochtones de ces territoires et vivent en situation minoritaire sur leurs propres territoires, partout au Canada, y compris au Québec. Dans les contextes francophones minoritaires, ils peuvent être perçus comme anglophones, alors que l’anglais s’est imposé dans plusieurs communautés par la colonisation et l’assimilation. Les peuples autochtones travaillent aujourd’hui à revitaliser leurs propres langues, cultures et savoirs.
La protection de la langue et de la culture francophones ne peut se substituer à la
responsabilité envers la réconciliation. Battiste (2013) montre comment le colonialisme cognitif a hiérarchisé les langues et les savoirs européens. La minorisation francophone ne place pas les systèmes scolaires à l’extérieur des structures coloniales. L’enseignement des traités en français souligne également la difficulté de certains milieux francophones à reconnaître leur positionnement colonial et leur responsabilité envers la réconciliation (Brogden, Sterzuk & Daschuk, 2021).
En Nouvelle-Écosse, cette responsabilité implique de reconnaître que l’identité acadienne et francophone s’inscrit à Mi’kma’ki, territoire ancestral et non cédé des Mi’kmaq, dans une histoire d’alliance et d’entraide avec les Mi’kmaq (MacLeod, 2015).
Question d’amorce : Comment les milieux éducatifs francophones peuvent-ils
reconnaître leur propre expérience de minorisation tout en assumant leur responsabilité envers les Premiers Peuples et le territoire où ils s’inscrivent?

Robert-Falcon Ouellette
Professeur agrégé, Université d’Ottawa

Sortir le tipi de l’entreposage : de l’inclusion symbolique à la responsabilité éducative en francophonie

Axe 2 — Pédagogies, actions et recherches contre le racisme et l'antiracisme (horaire)

Gervais de Collins Noumsi
Enseignant et Étudiant à la maîtrise, Université de Moncton 

Construire la confiance entre élèves noirs et adultes scolaires : pratiques
relationnelles en contexte francophone minoritaire en Ontario


Cette contribution part d’une interrogation issue de ma pratique enseignante en contexte francophone minoritaire ontarien et interroge les pratiques susceptibles de construire ou de fragiliser les rapports de confiance au quotidien entre les élèves noirs et les adultes en milieu scolaire.
En Ontario, la Commission ontarienne des droits de la personne (2023), à l’issue des
consultations auxquelles ont participé 20 élèves noirs francophones, rapporte que certains élèves ont souvent le sentiment de ne pas être écoutés ou de ne pas être pris au sérieux dans leurs rapports avec les adultes en position d’autorité. En ce qui concerne les élèves noirs à haut rendement, George (2023) montre que la réussite académique générale des élèves noirs ne les met pas à l’abri d’expériences de marginalisation. Dans une étude auprès de 55 jeunes noirs du Grand Toronto, Akuoko-Barfi et al. (2025) soulignent que la réussite scolaire ne dépend pas seulement des ressources et des programmes mais également de la
qualité des relations établies avec les adultes scolaires (voir aussi Halladay et al., 2020).
Le plan Rêves repoussés de la CODP (2025) insiste sur la nécessité d’une amélioration des relations entre éducateurs et les élèves noirs dans le but de créer des environnements exempts de discrimination.
Si la littérature scientifique porte souvent sur des environnements scolaires anglophones, l’aspect relationnel demeure peu documenté, et ce, particulièrement à l’école de langue française en contexte francophone minoritaire. Fort de plusieurs années d’enseignement auprès de ces jeunes, j’apporte à ce dialogue un regard de praticien.
Question d’amorce : quelles pratiques relationnelles des adultes scolaires contribuent à construire, ou à fragiliser, la confiance avec les élèves noirs en contexte francophone minoritaire ?

Elie Ndala
Professeur adjoint, Université de Moncton 
Phylomène Zangio
Fondatrice et directrice générale du Conseil provincial des personnes d’ascendance africaine du Nouveau-Brunswick

D’ici, d’ailleurs et de nulle part : accepté·e·s sous condition à l’école de langue française


Cette communication prend appui sur des expériences scolaires noires de jeunes adolescent·e·s en contexte francophone minoritaire pour interroger les démarches d’accueil et d’inclusion de l’école de langue française. Nous avançons que ces démarches demeurent encore centrées sur la reconnaissance culturelle et la célébration d’une diversité visible plutôt que le démantèlement actif des déséquilibres de pouvoir inhérents aux enjeux raciaux ainsi que leur effet systémique sur l’expérience scolaire (Gérin-Lajoie et Jacquet, 2008 ; Schroeter et James, 2015). Malgré une sensibilité croissante du personnel scolaire à la prise en compte de la pluralité des effectifs scolaires, notamment en raison de la multiplication des appels locaux et internationaux contre le racisme anti-noir·e·s (Daniel et Shah, 2024 ; Nations Unies, 2024) et d’une « ouverture » des discours sur l’immigration francophone (Delaisse et al., 2025), un inconfort persistant devant cet enjeu contribue à reléguer les voix noires au silence, par évitement ou par minimisation institutionnelle (Madibbo, 2021).

L’enjeu dépasse le sort d’une seule communauté. L’école de langue française bénéficie du renforcement de l’article 23 de la Charte, dont les critères d’admissibilité tracent une frontière entre les ayants droit et celles·ceux d’ailleurs (Bélanger et Dulude, 2020). Les familles noires francophones se tiennent souvent sur cette frontière, admises par une porte négociée selon les dispositifs propres aux conseils scolaires plutôt que par celle du droit. S’y ajoutent les expériences documentées en milieu scolaire qui montrent que les politiques et les discours actuels sur l’équité, la diversité et l’inclusion entrent en conflit avec une conception circonscrite d’une identité francophone univoque, reléguant les « autres » francophones à l’altérité (Dalley et Tcheumtchoua Nzali, 2022 ; Piquemal, 2025).

Cette communication propose d’amorcer un dialogue vers la possibilité de bâtir des ponts au sein d’une francophonie désormais plurielle en mobilisant d’une perspective sociocritique les constats tirés d’une enquête autoréflexive de terrain et de mobilisations communautaires en contextes franco-ontarien et acadien.
Question d’amorce : Qu’est-ce qui devient possible lorsque l'école de langue française cesse d’accueillir les voix noires et accepte d’être transformée par elles ?

Phylomène Zangio
Fondatrice et directrice générale du Conseil provincial des personnes d’ascendance africaine du Nouveau-Brunswick

Titre


Résumé
Question d’amorce : Question

Axe 3 — Pédagogies, actions et recherches pour la légitimité linguistique (horaire)

Rachelle Gauthier
Professeure adjointe, Université de l’Île-du-Prince-Édouard

L’école de langue française vue à travers des trois espaces d’Henri Lefebvre


Dans son ouvrage « La production d’espace », le sociologue français Henri Lefebvre (1974/1991) avance l’idée que l’espace physique n’est pas neutre, mais plutôt une entité relationnelle et dialogique chargée de valeurs et de signifiances qui est construite et qui construit de façon active, non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychologique. Selon Lefebvre, la création d’espaces physiques distincts devient la tâche ultime de toute collectivité sociale.
Pour les communautés francophones vivant en contextes anglodominés au Canada, leurs efforts collectifs visant la création d’espaces francophones ont conduit à la mise en place d’un réseau de systèmes éducatifs regroupant plus de 750 écoles à travers le pays. Ainsi, l’école de langue française est devenue, entre autres, un pilier fondamental de leur quête d’affirmation comme collectivité capable de participer à la création d’espaces publics.
Cette communication examinera l’école de langue française à la lumière de la pensée de Lefebvre (1974/1991), qui propose d’analyser l’espace physique selon trois perspectives complémentaires : l’espace perçu relève de l’existence matérielle de l’espace et peut être décrit de façon objective; l’espace conçu correspond aux représentations et aux conceptualisations de l’espace; et l’espace vécu, à la croisée des deux précédents, met au premier plan les expériences des personnes qui l’habitent et le fréquentent, ancrées dans « l’ici et le maintenant » de leur quotidien. Comment la lentille conceptuelle de Lefebvre nous aide-t-elle à comprendre l’école de langue française non seulement comme lieu d’apprentissage, mais aussi comme espace construit où s’articulent, se négocient et se transforment les identités linguistiques et culturelles?
Question d’amorce : Dans quelle mesure l’espace vécu des élèves au sein des écoles de langue française concorde-t-il ou entre-t-il en tension avec l’espace conçu par les décideurs, les politiques éducatives ou les discours institutionnels sur l’école et la francophonie plus large?

Andrea Burke-Saulnier
Vice-doyenne aux programmes universitaires, Université Sainte-Anne 
Natalie Robichaud
Directrice générale, Société acadienne de Clare

Erj parle bonne » : faire jaser la légitimité linguistique


En février, la Société acadienne de Clare, sous la direction de Natalie Robichaud, a lancé l’initiative « Erj parle bonne ». Le projet a commencé par un cercle de discussion communautaire consacré à l’(in)sécurité linguistique, qui s’est tenu à salle comble.
L’initiative s’est terminée avec le visionnement de la pièce de théâtre Parler Mal une œuvre dramatique créée et interprétée par deux comédiens acadiens du Nouveau-Brunswick. Des élèves des écoles de langue française ainsi que des membres de la communauté ont assisté aux représentations.
Entre ces deux activités, les autocollants et les macarons « Erj parle bonne » ont commencé à apparaître un peu partout dans la communauté : sur les sacs à dos des élèves, sur les chemises du personnel dans les entreprises et dans les fenêtres des organismes. Dans les médias sociaux, la Société acadien de Clare a aussi partagé des vidéoclips et a proposé des questions afin d’encourager les gens à réfléchir à leurs expériences liées à l’(in)sécurité linguistique et à en parler.
Pendant quelques semaines, l’expression « insécurité linguistique » était sur toutes les lèvres, et pas seulement dans les écoles ou à l’Université Sainte-Anne.
La forte participation aux activités a montré à quel point la question de la légitimité linguistique touche les membres de la communauté, peu importe leur âge. Elle a aussi mis en évidence le désir des gens d’en parler, de partager leurs histoires et de réfléchir ensemble à des façons de faire face à la discrimination langagière et de développer une plus grande résilience langagière.
Questions d’amorce :Comment la recherche peut-elle contribuer à mieux comprendre, à soutenir et à accroître l’engagement communautaire dans des initiatives qui favorisent la légitimité linguistique et la résilience langagière? Quelles possibilités de recherche et de collaboration permettraient de mieux soutenir l’engagement des communautés dans des initiatives liées à la légitimité linguistique et à la résilience langagière

Judith Patouma
Professeure agrégée, Université Sainte-Anne 
Clara Dugas
Conteuse professionnelle

Quand le conte donne voix aux francophonies plurielles : un dialogue entre recherche, éducation et création pour renforcer la légitimité linguistique


Les écoles de langue française en contexte anglodominé accueillent aujourd’hui des élèves aux parcours linguistiques, culturels et identitaires de plus en plus diversifiés. Dans ce contexte, comment créer des espaces pédagogiques où les langues, les récits et les expériences des élèves deviennent des ressources pour apprendre et participer pleinement à la vie de la communauté francophone?
Cette communication propose d’explorer le potentiel du conte comme médiation
pédagogique favorisant la légitimité linguistique, la confiance langagière et le développement de compétences interculturelles. En croisant les perspectives de la recherche en didactique du plurilinguisme et celles de la pratique du conte, nous montrerons comment les récits permettent de créer des espaces de dialogue où les élèves mobilisent leurs répertoires linguistiques, partagent leurs histoires et reconnaissent la diversité des francophonies contemporaines.
À partir d’exemples issus de pratiques pédagogiques, de projets de storytelling et d’expériences artistiques, nous discuterons des conditions favorisant une pédagogie narrative capable de renforcer l’engagement des élèves, leur sentiment d’appartenance et leur confiance à prendre la parole en français. Nous mettrons également en lumière le rôle du partenariat entre recherche, école et milieu culturel dans le développement de pratiques éducatives qui reconnaissent les langues et les cultures comme des ressources essentielles à la réussite éducative et à la vitalité des communautés francophones en contexte
minoritaire.
Question d’amorce : Comment le conte peut-il contribuer à créer des espaces éducatifs où les élèves développent leur légitimité linguistique, mobilisent leurs répertoires plurilingues et participent à l’émergence de francophonies plus inclusives?

Josée Lebel
Professeure adjointe, Université Nipissing 
Arlène Dubois
Enseignante de sciences, Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario

Accompagner vers un langage scientifique partagé sans fragiliser la parole des élèves dans la classe de sciences en contexte minoritaire francophone


En milieu francophone anglodominé, comment valoriser les pratiques vernaculaires des élèves tout en leur donnant accès aux formes langagières qui ouvrent sur d’autres contextes de communication? Dalley (2008) situe cet enjeu dans la construction d’un répertoire francophone riche et varié : l’école doit permettre aux élèves d’acquérir les outils répondant à leurs multiples besoins de communication, tout en leur laissant participer à la construction et à la réinvention de la langue. Blain et Lowe (2009) posent, quant à elles, le défi sur le plan de l’action pédagogique : comment faire preuve d’ouverture envers le vernaculaire tout en encourageant l’adoption d’un registre plus standard selon les situations? Cette tension rejoint le double défi de développer les compétences langagières sans fragiliser le sentiment identitaire
(Cavanagh, Cammarata et Blain, 2016).
Cette communication à deux voix, issue d’une collaboration entre une chercheuse et une enseignante dans le cadre d’un projet doctoral, prendra appui sur un moment vécu dans un cours de sciences de 10e année dans l’est ontarien. Invités à raisonner ensemble, avant l’enseignement du vocabulaire scientifique, les élèves ont mobilisé l’ensemble de leur répertoire langagier pour mettre en mots un phénomène lumineux dans le cadre d’un dialogue exploratoire (Mercer, 1996). Saisissant cette occasion, l’enseignante les a amenés à réfléchir à la genèse et à la standardisation du langage scientifique, tout en reconnaissant la créativité de leurs formulations. Cet épisode permettra ainsi d’examiner la posture dialogique par laquelle l’enseignante accueille, reprend et prolonge les contributions émergentes des élèves (Boyd, 2023). Il servira d’exemple de la manière dont peuvent se conjuguer, dans l’action, l’élargissement du
répertoire langagier des élèves et la reconnaissance des ressources linguistiques et identitaires qu’ils apportent en classe (Dalley, 2008; Cavanagh, Cammarata et Blain, 2016).

Question d’amorce : Comment valoriser les vernaculaires des élèves tout en élargissant leur répertoire à des formes langagières adaptées à différents contextes de communication?

Charlyne Lavoie
Doctorante, Université d’Ottawa 

Se regarder dans le miroir


La thématique de la légitimité linguistique fait émerger en moi des récits, issus d’entretiens sur l’expérience scolaire, réalisés auprès de jeunes Acadiens fréquentant l’École au secondaire, en milieu francophone minoritaire au Nouveau-Brunswick, en 2023-2024.

Ma proposition est donc liée à ma compréhension de l’expérience scolaire ou du vécu au quotidien d’élèves acadiens et bilingues par rapport à la langue parlée à l’École de langue française au Nouveau-Brunswick.

Les constats révèlent que les variétés de la langue française — le chiac et le franglais —auxquelles les élèves peuvent s’identifier sont mises en tension avec la langue standard valorisée par l’École (Boudreau, 2014, 2016 et 2018) et Violette (2021). Des élèves perçoivent l’écart ou cette hiérarchie linguistique entre leurs pratiques langagières et la forme de français reconnue comme légitime par l’institution scolaire.

D’autres constats tirés des entretiens permettent de relever que les attentes normées liées aux langues et à la réussite peuvent influencer de manière défavorable l’expérience scolaire et renforce les propositions de Heller (2003, 2023) sur l’importance d’étudier les interactions en milieu scolaire afin de mieux comprendre les dynamiques sociales et linguistiques.

Questions d’amorce :  Les idéologies linguistiques et de la méritocratie influencent-elles les pratiques éducatives et la réussite des élèves ? Le personnel scolaire reconnaît-il que les idéologies qui circulent dans l’espace scolaire peuvent orienter les pratiques, les attentes et les interactions avec les élèves ?

Maxime Yebga Yana
Enseignant, District scolaire francophone Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick et Étudiant à la maîtrise, Université de Moncton

Pratiques prometteuses et légitimité linguistique des élèves nouvellement arrivés à l’école francophone néobrunswickoise


Résumé
Question d’amorce : L’école francophone du Nouveau-Brunswick, comme toutes les écoles francophones en contexte minoritaire, a été initialement pensée pour accueillir des enfants canadiens ayant au moins un parent dont la première langue apprise et encore comprise est celle de la minorité linguistique, conformément à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Toutefois, elle accueille désormais un nombre croissant d’élèves issus de l’immigration, une réalité pour laquelle elle n’était pas initialement préparée (Liboy et Patouma, 2021). Ces élèves arrivent souvent avec une maîtrise jugée insuffisante du français et des parcours migratoires variés, alors que les pratiques pédagogiques, la formation du personnel et les ressources disponibles demeurent insuffisamment adaptées à leurs réalités linguistiques, culturelles et socioéducatives (Kamano et Benimmas, 2023; Larochelle-Audet et al., 2016; Piquemal et al., 2009).

Cet enjeu revêt une importance particulière pour l’éducation francophone en contexte anglodominant, puisque l’immigration constitue un levier essentiel de la vitalité démographique et linguistique des communautés francophones minoritaires. Toutefois, l’intégration réussie de ces élèves exige de concilier la mission de protection et de promotion du français avec la reconnaissance de la légitimité linguistique des répertoires plurilingues que ces élèves apportent avec eux (Akkari et Radhouane, 2019; Kamano et al., 2020; Lory, 2023).

À partir d’une métasynthèse de la littérature et d’une analyse de faisabilité, cette communication propose de mettre en discussion cinq pratiques prometteuses : le portrait initial de l’élève, la différenciation linguistique appuyée sur les langues déjà parlées des élèves, l’établissement d’un climat de classe psychologiquement sécurisant, la collaboration école-famille-communauté, ainsi que la formation et la diversification du personnel de l’équipe-école.

Question d'amorce: Comment concilier la protection du français, l'accueil de l’immigration et la reconnaissance des répertoires plurilingues?

Activités des CARFfI
Marketing UOttawa

SEPTEMBRE 2022

L’ÉCOLE DE LANGUE FRANÇAISE - BRASSER LES IDÉES

Rejoignez les CARFfI pour la table ronde, « L’école de langue française – brasser les idées »; une discussion au sujet du mandat des écoles de langue française.


Les Chantiers d’actions et de recherche pour des Ffrancophonies inclusives (CARFfI) ont le plaisir de vous inviter à la table ronde « L’école de langue française – brasser les idées ». Il s’agira d’une discussion avec trois leaders en éducation. Depuis l’entrée en vigueur de la Charte canadienne des droits et libertés, de la loi sur les langues officielles, de la politique canadienne du multiculturalisme, la société canadienne a bien changé et les communautés francophones et acadienne aussi. Est-ce que le mandat actuel des écoles de langue française est toujours d’actualité? Dans le mandat actuel, quels seraient les éléments à retenir et lesquels seraient à modifier? Comment en assurer la mise en œuvre pour bâtir des francophonies plus justes et équitables ?

LANGUE DE DIFFUSION > FRANÇAIS
Les questions sont acceptées en anglais et en français

LES INVITÉS

Roda Muse

Denis M. Chartrand

octobre 2022

PROJECTION D’UN EXTRAIT DE «BRISER LE CODE» ET TABLE RONDE

Rejoignez les CARFfI pour une projection/table ronde organisée par le Groupe d’action contre le racisme antinoirEs (GaCran); une présentation sur l’inclusion des personnes racisées et le privilège blanc dans les écoles. Soyez des nôtres et ensemble nous réduirons les racismes.


Les CARFfI ont le plaisir de vous inviter à une activité du GaCran (Groupe d'action contre le racisme antinoirEs) : la projection d’un extrait de « Briser le code », suivi d’une table ronde et discussion. Trois acteurs du monde scolaire se poseront les questions suivantes : Existe-t-il un code en éducation? Qu’est-ce que ça prend pour briser le code ? Pour les personnes majoritaires, quelles sont les conséquences de prendre conscience des codes en place? Est-ce que ça vaut la peine de briser le code ou de prendre conscience de ses privilèges?

LANGUE DE DIFFUSION > FRANÇAIS
Les questions sont acceptées en anglais et en français

LES PANELISTES

Allison Gagné

Enseignante


Une enseignante qui a pris conscience de ses privilèges. Elle s’est rendue compte de son privilège comme enseignante blanche lorsqu’elle s’est rendue au Madagascar pour y enseigner le français. Elle a continué d’explorer cette question dans sa thèse de maîtrise, qui porte sur l’expérience de réussite en stage de formation à l’enseignement de stagiaires d’Afrique subsaharienne.
Autres Infos

Elie Ndala

Étudiant


Étudiant de l’UOttawa qui a brisé le code. Candidat au doctorat, boursier Ricard et enseignant de formation, Elie Ndala s'intéresse à l'insertion sociale et professionnelle des immigrants en contexte francophone ainsi qu'à la reconstruction des relations interculturelles dans la sphère éducative. Il provient d'un foyer d'immigrants de première génération et est déterminé à contribuer au changement menant à la reconnaissance, à la réparation et à la réconciliation entre sa communauté d’origine et celle qui l’a adopté.
Autres Infos

Albert Djé

Directeur


Albert Djé est docteur de l'université de Lorraine en France et Directeur de l'École la Mosaïque pour le compte du FrancoSud. Originaire de la Côte d'Ivoire, en Afrique de l’Ouest, il a notamment complété un Diplôme d'Études approfondies (DEA) puis un doctorat en littérature africaine, études postcoloniales. Il détient également un Baccalauréat en éducation, de l'Université d'Ottawa. Il a été chargé de cours à l'Université Paris 12, actuelle Université de Créteil au département de langues étrangères. Il a également brièvement enseigné à l'université de Bouaké en 2009. Il est arrivé au Canada en 2008, et en Alberta en 2012. Il est directeur de l'École la Mosaïque pour le compte du FrancoSud depuis 2018. Étudiant de l’UOttawa qui a brisé le code. Candidat au doctorat, boursier Ricard et enseignant de formation, Elie Ndala s'intéresse à l'insertion sociale et professionnelle des immigrants en contexte francophone ainsi qu'à la reconstruction des relations interculturelles dans la sphère éducative. Il provient d'un foyer d'immigrants de première génération et est déterminé à contribuer au changement menant à la reconnaissance, à la réparation et à la réconciliation entre sa communauté d’origine et celle qui l’a adopté.

février 2023

Le Mois de l’Histoire des NoirEs, oui mais après?

Rejoignez les CARFfI pour une table ronde organisée par le Groupe d’action contre le racisme anti-NoirEs (GaCran) « Le Mois de l’Histoire des NoirEs, oui mais après? »; une présentation visant à repenser le Mois de l’Histoire des NoirEs et les risques qu’il comporte. Soyez des nôtres et ensemble nous réduirons les racismes.


Les CARFfI ont le plaisir de vous inviter à une table ronde organisée par GaCran (Groupe d'action contre le racisme antinoirEs) sur les enjeux du Mois de l’Histoire des NoirEs dans nos écoles: « Le Mois de l’Histoire des NoirEs, oui mais après? ». Notre panel discutera des enjeux entourant la célébration du Mois de l’Histoire des NoirEs dans les écoles. Qu’est qui est célébré, avec quelles conséquences? Qu’est-ce qui devrait être célébré, par qui? Et après, ou avant, le mois de février, on fait quoi pour assurer une éducation libre de toute forme de racisme antinoirE?

LANGUE DE DIFFUSION > FRANÇAIS
Les questions sont acceptées en anglais et en français

LES PANELISTES

Ibrahim Awad

Jacque Touré

mars 2023

Vers la résilience langagière

Rejoignez les CARFfI pour une activité offerte par Parlons avec Confiance (PAC) : « Vers la résilience langagière », une table ronde visant à démystifier le concept et à comprendre son application en éducation en Acadie de la Nouvelle-Écosse et dans les Ffrancophonies canadiennes.


Les CARFfI ont le plaisir de vous inviter à la table ronde « Vers la résilience langagière » organisée par PAC. Assistez à une table ronde portant sur le concept avec des chercheures et des enseignantes. Lors de l’événement, nous définirons les concepts et nous explorerons les manières de soutenir le processus de résilience langagière des élèves issus de contextes minoritaires. Nous terminerons par des exemples inspirants.

LANGUE DE DIFFUSION > FRANÇAIS
Les questions sont acceptées en anglais et en français

LES PANELISTES

Phyllis Dalley, Ph.D.

Membre fondatrice CARFfI


Allochtone et chercheure activiste pour l’équité et l’inclusion en contexte scolaire de langue française, Phyllis Dalley, Ph.D., est directrice fondatrice des Chantiers d’actions et de recherches pour des Ffrancophonies (CARFfI) inclusives par la reconnaissance, la réparation et la réconciliation.
Pour en savoir plus

Hannah Sutherland, M.A.

Membre fondatrice


Candidate au doctorat en éducation à l’Université d’Ottawa. Née dans une famille anglophone, elle a appris le français à l’école. Hannah a pris conscience des enjeux linguistiques en Acadie de la Nouvelle-Écosse au cours de sa formation à l’enseignement à l’Université Sainte-Anne. Sa thèse de maitrise ès arts (UOttawa) portait sur le processus de résilience langagier des jeunes francophones du secondaire.
Pour lire sa thèse

Gabrielle Samson

Enseignante


Originaire de la région de l’Isle Madame, s’est engagée vers le développement des régions acadiennes depuis un très jeune âge. Grâce à ses débuts dans la Maison des jeunes de Richmond et les Jeux de l’Acadie, elle a pu bénéficier d’occasions de collaborer avec des gens de chaque coin de l’Acadie pour améliorer la situation en région. En raison de ces expériences, Gabrielle a acquéri un fort sentiment d’appartenance à la francophonie canadienne, surtout l’Acadie. Elle est devenue enseignante en 2012 et depuis travaille avec des jeunes pour développer leur sentiment d’appartenance en travaillant la construction identitaire dans le quotidien de son enseignement. Elle enseigne présentement aux Territoires du Nord-Ouest avec des expériences venant aussi du CSAP, en Nouvelle-Écosse.

Nathalie Comeau

Enseignante


Originaire de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, Nathalie Comeau a obtenu son brevet en enseignement en 1995 suite à des études à l’Université Sainte-Anne, à la Pointe-de-l’Église, NÉ. Sa formation initiale fait d’elle une enseignante du français langue maternelle au secondaire mais après 6 ans au secondaire, une fermeture d’école la mène dans un détour inattendu au bas élémentaire pendant presque 18 ans ! De là, elle a eu la chance de compléter deux diplômes (FLM et différenciation) et une maîtrise en enseignement du français langue maternelle en milieu minoritaire. Depuis 2018, elle se retrouve de nouveau au secondaire, où elle enseigne le français. Son but est de compléter une carrière de 35 ans dans la salle de classe ! Elle se trouve chanceuse d’avoir eu l’occasion d’enseigner chaque niveau scolaire de la maternelle à la 12e année. Née d’un père québécois et d’une mère acadienne, Nathalie puise dans les richesses de ces deux bagages linguistiques afin d’aider ses élèves acadiens à bâtir leur résilience langagière ! Mère de deux beaux grands enfants, elle passe ses moments libres à appuyer son mari dans leur entreprise familiale de serres et pépinières

NOVEMBRE 2023

Identifier et analyser les discriminations linguistiques

Rejoignez les CARFfI pour une activité offerte par Parlons avec Confiance (PAC) : « Identifier et analyser les discriminations linguistiques », un dialogue visant à démystifier le concept et à comprendre son application en contexte breton, acadien et franco-canadien.


Les CARFfI ont le plaisir de vous inviter à une table ronde organisée par PAC (Parler avec confiance), « Identifier et analyser les discriminations linguistiques ». Assistez à une discussion sur le thème avec le sociolinguiste à l’origine du concept « glottophobie », le professeur Philipe Blanchet. Lors de cette table ronde, nous définirons le concept et nous explorerons son incidence sur la recherche en contextes breton, acadien et dans la francophonie canadienne plus largement.

LANGUE DE DIFFUSION > FRANÇAIS
Les questions sont acceptées en anglais et en français

Invité

Philippe Blanchet, Ph.D.

Professeur


Professeur et chercheur en sociolinguistique et en didactique de la communication plurilingue et interculturelle à l’Université Rennes 2, en Bretagne. Il est spécialiste du provençal, des variétés du français et du plurilinguisme dans les espaces francophones. Il est à l'origine du concept de glottophobie qui décrit la « discrimination linguistique » et la publication de son ouvrage sur cette question en 2016 a connu un écho important.
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